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Benoît Dudognon et Stéphanie Allard, les Maîtres Papetiers

Le papier japonais fabriqué par Benoît et Stéphanie dans le Sud de la France est
entièrement fait main sans adjuvant chimique. Il répond à un terroir. Sa fibre issue de
l’écorce est formée par le type de sol, ses nutriments, son altitude. Le papier est travaillé
selon des techniques et savoir-faire japonais de plus de 1300 ans, mais le washi ainsi
obtenu est “made in France”, voire “made in Camargue” car chaque papier dit Japon
correspond à un lieu et à un papetier.
Un papier se fabrique avec le cœur. Son rythme intervient dans l’épair de la feuille finale.
La blancheur « relative » est obtenue par l’action du soleil. Selon la saison, les rayons du
soleil n’ont pas la même puissance et l’inclinaison n’est pas la même. La vitesse du
séchage est également influencée par le taux d’hygrométrie de l’air. Conditionné par son
environnement, le papetier est autant agriculteur qu’artisan. La cuisson et le terroir de
la fibre influencent les variations de couleur.
En faisant à la main le battage et le retrait des particules d’écorces, Benoît et Stéphanie
conservent une fibre « vivante ». Le papier respire. Il reste léger, capte la lumière, est
d’une très grande résistance dans le temps avec un toucher d’une grande douceur.
En 2014, ils sont lauréats d’un prix sous l’égide de la Réserve de Biosphère de l’Unesco
pour un papier 100% naturel.
Benoit Dudognon
Après des études sur la fabrication du papier à l’école papetière en France, Benoît
travaille pour l’industrie papetière puis suit une formation sur la restauration des livres
anciens. Il partira un an au Japon compléter sa formation auprès de maîtres reconnus
patrimoine immatériel de l’UNESCO. Benoit est reconnu Artisan d’Art par la Chambre
des Métiers Française.
Stéphanie Allard
Formée aux techniques de peinture de décoration sur meuble du XVIIème siècle en
Europe (armoiries d’Uzès), Stéphanie s’initie aux techniques du Bingata, du Suibukoga,
du Suminagashi.

Depuis 7 ans, ils ont ouvert un atelier de production de washi sur Arles, où ils fabriquent
ce papier dans la plus pure tradition japonaise à partir de mûrier japonais présent dans
le sud de la France. Ils pratiquent la technique du Nagashizuki ou l’art de faire courir la
pâte sur le tamis.